LA MORT D'UN FILS
Récit d'une tragédie familiale survenue autour du mystère d’un fils disparu, entre révolte et résilience.
RESTEZ LIVRES!
Les livres déboulent en masse chez les libraires, mais l'offre excédant la demande, ils retournent d'où ils sont venus (ou finissent au pilon). La mécanique fondamentale de l'économie ne pardonne pas. Des millions de gens écrivent, trop d'éditeurs sur le marché, pendant que le lectorat fond à vue d'œil. Comment les professions du livre parviennent-elles à survivre ? Dans cette industrie chaque acteur est lié : sans auteurs, pas d'éditeurs ni de libraires. Sans éditeurs, les textes moisiraient au fond des tiroirs. Sans libraires, à qui les auteurs et les éditeurs confieraient-ils leur production ? Mais sans lecteurs, bye-bye auteurs, éditeurs et libraires !
Le maillon-clé, c'est le lectorat. Quand il démissionne, les livres sont orphelins. De même que tout trafic de drogue s'effondrerait si les consommateurs cessaient d'acheter des stupéfiants...
Les livres, ces objets qui ne semblent plus fasciner le vaste public malgré le plein des festivals et salons divers. Mais pour quel lectorat? Récemment, quelqu'un m'a lâché "Bientôt, la dernière génération de lecteurs sera morte..."
Quelle baffe!
Je le pressentais pourtant, me figurant parfois au bord du volcan où vont se consumer les ultimes bibliophiles. Les librairies qui ferment, c'est un avertissement : les écrans vont bouffer le papier! Et c'est ce qui arrive... Désormais, tous aspirés par nos smartphones, accrochés par la VOD toute-puissante, nous n'avons plus l'envie de lire ne serait-ce qu'une fiction. La lecture, c'est du temps long, c'est un effort de concentration. Épuisant. Tandis que s'affaler devant une série ou un flux continu de vidéos (ineptes), ça n'exige rien que du temps de cerveau disponible. Et c'est ainsi qu'on crame sa vie désormais. Devant du tout-déjà-prêt-pour-toi, y'a qu'à gober... Les rouages de la pensée entretenus par la lecture sont désormais grippés. Pourtant, lire met en action 80% de certaines connexions neuronales. Regarder une vidéo, seulement 20%. Les études menées en neuroscience l'ont démontré. Résultat: chez les englués aux vidéos, 60% de perte pour l'entretien de nos capacités cérébrales. Y'a du déclin cognitif en préparation dans les cervelles des générations à venir!
Et l'IA ne va rien arranger...
Récit d'une tragédie familiale survenue autour du mystère d’un fils disparu, entre révolte et résilience.
À la Maison des Écritures de la ville, la salle-bibliothèque affiche un étrange paysage : les livres semblent punis, inversés, comme pour ne pas dévoiler leur face cachée
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